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Le chêne vénéré

Le chêne vénéré

"Chêne Brault, c'est un bois où le futur c'est l'autrefois..." écrivait en 1918 le poète iteuillais Raymond Roy.

De nos jours encore, dans ce bois, s'élève majestueusement le "Chêne vénéré". Sa cime auréolée de gui rappelle à nos générations les cultes pratiqués autrefois par nos ancêtres gaulois.

C'était au cours de la nuit mère, la sixième après le solstice d'hiver (le 27 décembre), qu'un druide habillé de blanc cueillait le gui avec une faucille (en or rapporte une légende), et ce gui, recueilli sur un drap blanc, servait à préparer un élixir miraculeux.

En 1995, les chênes porteurs de gui sont très rares, et moins de cent communes en France se partagent un tel privilège.

Passants ou randonneurs qui longez le "Chêne Brault", lorsque vous arrivez au carrefour des deux routes, laissez vagabonder votre regard du côté du grand bois et vous apercevrez le "Chêne vénéré". Admirez ce don de la nature, sans vous laisser séduire par la tentation de profaner la verte chevelure de cet être vivant, héritier du fond des âges. Et,... tout sacrilège exclu, si vous restez en paix avec votre conscience, et si vous savez rêver... peut-être aurez-vous encore la chance de voir apparaître la silhouette fugitive de quelque vieux druide avec ou sans faucille d'or.